CD “UNDIVIDUALISM”

SORAYA BERENT 4tet
Label UNIT RECORDS
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« Singer, composer, lyricist Soraya Berent is clearly also a poet/spoken-wordist, blending many styles in her provocatively titled Undividualism. »
New York City Jazz Records, Katie Bull

Soraya Berent | vox & compositions
Evaristo Pérez | piano, fender rhodes
Cédric Gysler | contrebasse
Andrew Flückiger | batterie
feat. Manuel Gesseney | sax alto

Undividualism” est un concentré de créativité et de surprises. Les compositions et les textes originaux de la chanteuse anglophone nous emmènent bien au-delà du Jazz standard, offrant des atmosphères étonnantes et un genre “crossover” qui pourrait bien retenir l’attention d’une panoplie d’oreilles.

Influencée autant par Jeanne Lee, Betty Carter, Erykah Badu que par Wanda Robinson, la voix de Soraya Berent est pleine de personnalité et son sens inné de la mélodie nous embarquent naturellement vers le monde de l’improvisation. Ce quartet rend ainsi hommage à une musique autant improvisée que populaire et urbaine.

(english version)

Soraya Berent’s “Undividualism” is the title of this new project blending styles with personal lyrics and music. The album is a concentration of creativity and surprises. The music goes well beyond standard jazz, offering beatiful atmospheres and original music genre crossovers that could appeal to many ears.

Soraya’s voice is full of personality and she proves to have an innate sense of melody. The record is going to be released by swiss label Unit Records. Check it out, you won’t be desapointed.

Norberto Gimelfarb (Viva la musica, dec 2011)

Apparence versus réalité : on revient souvent à cette opposition dans les propos poétiques que tient dans cette œuvre l’auteure, Soraya Berent, qui se trouve aussi être la voix – et quelle voix ! – chantant les paroles.

En apparence donc, il s’agit d’un disque de musique vocale fait par une chanteuse accompagnée par un trio piano-basse-batterie. Mais ce n’est qu’en apparence. Car il s’agit d’une œuvre poétique et musicale pénétrée d’une attitude profondément jazzistique jusque dans ses derniers retranchements.

L’importance que l’on y accorde à l’improvisation, à la spontanéité et à l’émotion en témoigne. L’accord entre les quatre musiciens – la chanteuse y comprise – est remarquable. Le seul élément fixé d’avance, ce sont les textes, le livret d’accompagnement les inclut tous : onze en anglais et un en français.

Quand les musiques ne sont pas de la plume de Berent, elles sont le fruit d’une collaboration avec les musiciens de son groupe (pl. 2, 3, 5) ou de l’un ou l’autre d’entre eux (Pérez pl. 6, 11 ; Gysler pl. 9). Sur les treize morceaux du disque, seuls deux mentionnent l’arrangement comme étant de Berent, les autres doivent être des arrangements accordés entre tous.

En voici encore un exemple « Black Pleading », thème dont la musique est attribuée à l’ensemble : morceau exécuté avec une certaine lenteur, le piano est préparé par endroits, l’ensemble est très libre, comme une musique déconstruite, avec beaucoup de silence entre certains vers.Et voici une tentative de traduction en français : « plaidoirie noire / continuant de plaider pour des fantaisies / il est une route qui pourrait mener / nous mener là où nous rêvons / quelque part dans la plus profonde / silencieuse / montagne / nous nous relevons / d’où nous avons été / il n’y a pas de secret se trouvant / en nul entre-deux / nous pourrions être / un arbre tombant / ou une feuille se levant / à quoi ça sert dans le rêve éveillé / quand tout ce qu’ils veulent / de moi est que je sois concrète / mon imagination ne s’assèche pas / comme une étoile filante en plein jour / jamais nous ne pourrons découvrir / ce que peut être l’aimant ».

Berent ne se borne pas à chanter ses poèmes, elle scatte, vocalise, fredonne, murmure, soupire, fait des voix chorales (en overdub).

Comme le dit si bien Yves Massy, « Rien n’est plus éloigné de la pratique de Soraya Berent que l’artifice, le souci du paraître ou le calcul stratégique. Son art se veut brut, sans apprêts, rugueux et sincère, sans souci de finasserie ni volonté de séduire. Son objectif n’est pas de se présenter à nous de façon avantageuse, mais de parler à tout un chacun sans intermédiaire ni traducteur ».

Review S.Berent, CD “Undividualism” Norberto Gimelfarb, dec 2011(PDF)

www.sorayaberent.com

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